Comment découper ses unités de travail
L'article R4121-1 impose de consigner les résultats de l'évaluation par unité de travail — mais le Code du travail ne définit pas ce terme précisément, et c'est souvent le premier blocage de qui rédige seul.
Ce qu'une unité de travail n'est pas
Ce n'est ni un intitulé de poste (« vendeur »), ni une case d'organigramme (« service commercial »), ni un salarié nommé. Deux salariés au même poste peuvent appartenir à la même unité ; un même salarié peut relever de plusieurs unités s'il occupe des situations de travail très différentes dans sa journée.
Ce qui la définit : une situation de travail homogène
Une unité de travail regroupe des salariés exposés aux mêmes risques, dans les mêmes conditions. Le critère de regroupement peut être un lieu (l'atelier), une activité (la plonge), un poste (la caisse) ou un équipement (le pont élévateur) — celui qui rend compte le plus fidèlement des expositions réelles.
Trois exemples concrets
Un restaurant distingue généralement cuisine, plonge et salle — trois expositions très différentes (chaleur et coupures ; humidité et gestes répétés ; port de charges et relation client). Un garage distingue l'atelier mécanique de la réception client. Un cabinet distingue l'accueil du poste de soin. Le nombre d'unités n'est pas fixé : une très petite structure peut n'en avoir qu'une ou deux.
Le questionnaire s'appuie sur le découpage habituel du métier
Chaque métier du site propose un découpage déjà établi selon les pratiques du secteur — vous le retrouvez, vous l'ajustez si votre organisation diffère, vous ajoutez une unité si une situation de travail vous est propre.
Un découpage approximatif ne rend pas un document unique invalide : il reste plus juste de se tromper en le faisant que de ne pas le faire. Le questionnaire propose un point de départ réaliste pour votre métier.
Créer mon document unique