DUERP Conforme
Commerce et artisanat

DUERP fleuriste : l'établir vous-même, en 5 minutes

Dès le premier salarié, une boutique de fleurs doit tenir un document unique d'évaluation des risques professionnels. C'est un métier que l'on croit sans danger parce qu'il est beau, et dont les risques réels — chimiques, physiques, saisonniers — sont presque toujours sous-évalués. Un fleuriste manipule des végétaux traités, travaille au froid, coupe toute la journée et porte des charges bien plus lourdes qu'on ne l'imagine.

Aperçu d'un document unique DUERP Conforme généré pour fleuriste, avec unités de travail et plan d'action Voir l'exemple complet

Ce que dit la loi

Les fleurs coupées arrivent traitées, et personne n'en parle

Couper, lier, piquer : la main est l'outil du métier

Le froid, la réserve et les seaux pleins

Les quatre semaines qui changent tout dans l'année

Les unités de travail du métier

  • Atelier de composition

    Nettoyage des tiges, montage des bouquets, piquage.

  • Boutique

    Accueil, vente, encaissement, arrosage.

  • Réserve et chambre froide

    Réception, stockage des végétaux, gestion des déchets verts.

  • Livraisons

    Tournées de livraison chez les particuliers et les entreprises.

Le découpage ne se limite pas à ce métier : voici comment l'ajuster à votre organisation si elle diffère.

Les risques propres au métier

Unité de travail Danger Exposition Mesure suggérée
Atelier de composition Résidus phytosanitaires sur les végétaux — Contact cutané avec les traitements présents sur les fleurs coupées et les plantes importées. Fréquente Porter des gants lors du conditionnement, se laver les mains après manipulation, ventiler la chambre froide, demander les certificats de traitement aux fournisseurs.
Atelier de composition Coupures et piqûres — Contact avec des lames, des outils tranchants, du verre brisé ou des objets pointus. Fréquente Ranger les outils tranchants lame protégée, fournir des gants anti-coupure, remplacer les lames émoussées qui obligent à forcer, tenir une trousse de secours à jour.
Atelier de composition Postures contraignantes et gestes répétitifs — Station debout prolongée, bras maintenus en élévation, dos penché, torsions, répétition d'un même geste. Provoque des troubles musculo-squelettiques durables. Permanente Adapter les hauteurs de plan de travail, alterner les tâches et les postes, prévoir des pauses courtes et régulières, mettre à disposition un siège assis-debout.
Atelier de composition Éclairage inadapté — Éclairement insuffisant, éblouissement ou zones d'ombre favorisant les chutes et la fatigue visuelle. Fréquente Renforcer l'éclairage des postes de travail et des circulations, remplacer les sources défaillantes sans délai, éviter les contre-jours.
Boutique Poste de caisse — Station assise ou debout prolongée, gestes répétitifs de scannage, manutention des articles lourds. Permanente Fournir un siège assis-debout réglable, alterner caisse et mise en rayon, limiter la hauteur de préhension, prévoir un repose-pieds.
Boutique Chute de plain-pied — Glissade ou trébuchement sur sol mouillé, encombré, inégal ou mal éclairé. C'est la cause d'accident du travail la plus fréquente, tous secteurs confondus. Fréquente Maintenir les sols dégagés et secs, signaler immédiatement toute zone mouillée, supprimer les câbles au sol, assurer un éclairage suffisant des circulations, fournir des chaussures à semelle antidérapante.
Boutique Risque électrique — Contact direct ou indirect avec une pièce sous tension, matériel défectueux, rallonges surchargées, prises endommagées. Occasionnelle Faire vérifier l'installation électrique chaque année par un organisme agréé, remplacer sans délai tout matériel défectueux, ne pas surcharger les multiprises, réserver les interventions aux personnes habilitées.
Réserve et chambre froide Manutention manuelle de charges — Port, levage, poussée ou traction de charges. Première cause de troubles musculo-squelettiques et de lombalgies. Fréquente Fournir des aides à la manutention (diable, transpalette, chariot), fractionner les charges, former les salariés aux gestes et postures, limiter les hauteurs de prise et de dépose.
Réserve et chambre froide Travail en chambre froide — Passages répétés du chaud au froid, travail prolongé en température négative, risque d'enfermement. Occasionnelle Vérifier le dispositif d'ouverture intérieure et l'alarme de la chambre froide, limiter la durée des passages, fournir des vêtements isolants, éviter le travail isolé dans l'enceinte.
Réserve et chambre froide Chute d'objets et effondrement de stockage — Chute d'un objet stocké en hauteur, basculement d'un rayonnage surchargé ou mal fixé. Occasionnelle Fixer les rayonnages au mur, respecter les charges maximales admissibles, stocker le plus lourd en bas, ne pas empiler au-delà d'une hauteur stable.
Réserve et chambre froide Chute de hauteur — Chute depuis un escabeau, une échelle, un marchepied ou un rayonnage lors d'une prise d'objet en hauteur. Occasionnelle Proscrire l'usage de chaises ou de cartons comme marchepied, fournir un escabeau conforme et stable, stocker les charges lourdes à hauteur d'homme, ne jamais travailler seul en hauteur.
Livraisons Risque routier en mission — Trajets professionnels, livraisons, déplacements entre chantiers ou clients. Première cause d'accident mortel du travail en France. Fréquente Entretenir régulièrement les véhicules, proscrire l'usage du téléphone au volant, planifier les tournées sans contrainte horaire irréaliste, former à la conduite préventive.
Livraisons Manutention manuelle de charges — Port, levage, poussée ou traction de charges. Première cause de troubles musculo-squelettiques et de lombalgies. Fréquente Fournir des aides à la manutention (diable, transpalette, chariot), fractionner les charges, former les salariés aux gestes et postures, limiter les hauteurs de prise et de dépose.
Livraisons Travail isolé — Salarié seul, hors de portée de vue ou de voix, notamment à l'ouverture, à la fermeture ou lors des livraisons. Fréquente Éviter l'isolement lors des tâches à risque, mettre en place un dispositif d'alarme pour travailleur isolé, prévoir un appel de contrôle à heure fixe.

Le questionnaire y ajoute aussi le socle des 22 risques communs à toute entreprise, quel que soit votre métier, et vous laisse écarter ou ajouter ce qui vous est propre.

Ces risques sont déjà pré-cochés pour fleuriste. Confirmez, ajustez, et consultez votre document avant de payer.

Combien de temps faut-il ?

Questions fréquentes

Les fleurs coupées présentent-elles vraiment un risque chimique ?

Oui. Les végétaux importés portent des résidus de produits phytosanitaires. Le contact cutané répété lors du conditionnement justifie le port de gants et un lavage des mains systématique.

Faut-il une fiche de données de sécurité pour les fleurs ?

Non, une fleur n'est pas un produit chimique commercialisé comme tel. En revanche, les produits que vous utilisez vraiment — conservateurs pour l'eau des vases, nettoyants, sprays de finition — en ont une, et elle doit rester accessible au personnel qui les manipule.

Mes salariés se coupent souvent : dois-je le noter ?

Oui, et c'est même l'un des intérêts de la démarche. Un risque fréquent aux conséquences légères mérite d'apparaître, parce qu'il se traite facilement : outils affûtés et rangés, gants adaptés, trousse de premiers secours à portée, nettoyage immédiat de toute plaie souillée par l'eau des seaux.

La chambre froide compte-t-elle si on n'y reste jamais longtemps ?

Oui. C'est l'alternance répétée entre le froid et la température de la boutique qui fatigue l'organisme, pas la durée d'un passage. Le dispositif d'ouverture intérieure doit par ailleurs être vérifié, quelle que soit la taille du local.

Les livraisons doivent-elles figurer au document ?

Oui, comme unité de travail à part entière. Elles cumulent le risque routier, le port de compositions encombrantes dans des escaliers et, souvent, le travail seul. Ce sont trois risques distincts qui se produisent au même moment.

Je prends du renfort pour la Saint-Valentin : cela change-t-il quelque chose ?

Le document ne change pas, mais son usage devient déterminant. Un salarié recruté pour trois jours doit recevoir l'information sur les risques de son poste dès son arrivée : c'est précisément dans ces périodes de rush que surviennent les accidents.

Je suis seul dans ma boutique : suis-je concerné ?

Sans aucun salarié ni apprenti, l'obligation ne s'applique pas. Elle se déclenche à la première embauche, même saisonnière, et le document doit exister dès le premier jour de travail de la personne recrutée.

Quand faut-il reprendre le document ?

Le bon moment, dans ce métier, est juste après un pic saisonnier : c'est là que les difficultés de l'organisation sont encore fraîches en mémoire. Le lancement d'une activité de livraison ou un réaménagement de la boutique justifient également une reprise, et une révision annuelle s'impose à partir de onze salariés.

Existe-t-il un support humain ?

Oui : contact@duerpconforme.fr, une vraie personne vous répond — pas un chatbot.

Puis-je voir le document avant de payer ?

Oui. Une fois le questionnaire rempli, un aperçu de votre document — mise en page, unités de travail, dangers identifiés — s'affiche avant tout paiement. Seuls les mesures de prévention détaillées et le plan d'action restent masqués jusqu'à l'achat. Vous pouvez aussi consulter un exemple complet de document sans même commencer le questionnaire.

Que se passe-t-il si je me trompe dans mes réponses ?

Vous voyez un aperçu de votre document avant de payer, ce qui limite déjà le risque. Si vous repérez une erreur après coup, vous disposez du fichier Word, modifiable directement — et notre support vous accompagne par email si besoin.

Ces risques sont déjà proposés dans le questionnaire. Vérifiez ce qui concerne réellement fleuriste et consultez gratuitement votre aperçu.

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