Danger et risque : ce n'est pas la même chose
Le langage courant emploie les deux mots l'un pour l'autre. La méthode d'évaluation d'un document unique, elle, les distingue rigoureusement — comprendre la différence évite les deux erreurs les plus fréquentes : sous-évaluer un danger discret, ou sur-évaluer un danger déjà maîtrisé.
Le danger : une propriété intrinsèque
Un danger est la capacité d'un produit, d'une situation ou d'un équipement à causer un dommage — indépendamment de toute exposition. Un produit chimique corrosif reste dangereux même enfermé dans une armoire jamais ouverte. Le danger ne se réduit pas : on ne rend pas un escalier moins haut.
Le risque : une probabilité de rencontre
Le risque, lui, dépend de l'exposition : la fréquence à laquelle un salarié est confronté au danger, et la gravité de ce qui pourrait en résulter compte tenu des protections déjà en place. Un même danger — le courant électrique — représente un risque très différent pour un électricien habilité et pour un salarié qui ne s'approche jamais d'une armoire électrique.
Pourquoi cette distinction change l'évaluation
On agit rarement sur le danger lui-même ; on agit sur le risque, en réduisant l'exposition (fréquence) ou en renforçant la protection (le facteur de maîtrise du document). C'est cette logique — danger fixe, risque réductible — qui structure le calcul du risque résiduel : gravité × fréquence × maîtrise.
C'est exactement le calcul que le questionnaire fait à votre place pour chaque risque proposé : vous confirmez l'exposition réelle, l'outil calcule le risque résiduel.
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