Comment évaluer la gravité d'un risque
Dans la méthode utilisée par ce site, la gravité se note de 1 à 4 : elle décrit la conséquence la plus probable si le danger se réalise, sans aucune protection. C'est le seul des trois facteurs (gravité, fréquence, maîtrise) que le questionnaire ne demande pas de saisir vous-même : il vit dans le catalogue de risques, pas dans vos réponses, parce que c'est une caractéristique du danger, pas un jugement à porter au cas par cas.
Les quatre niveaux
1 — gêne sans arrêt de travail (irritation passagère, fatigue). 2 — accident sans arrêt (coupure superficielle, contusion légère). 3 — accident avec arrêt (fracture, brûlure sérieuse, trouble musculo-squelettique invalidant). 4 — conséquence irréversible ou mortelle (amputation, intoxication grave, décès).
Se caler sur la conséquence la plus probable, pas la pire imaginable
Une chute de plain-pied peut, en théorie, être mortelle — mais sa conséquence la plus probable est une contusion ou une entorse : elle se note 3, pas 4. Coter systématiquement au maximum vide le système de sa capacité à hiérarchiser, et noie les priorités réelles sous des priorités hautes partout.
Pourquoi ce n'est pas à l'employeur de la fixer au cas par cas
La gravité d'un danger — une chute de hauteur, un contact électrique — ne varie pas d'une entreprise à l'autre : elle est intrinsèque au danger. Ce qui varie, c'est la fréquence d'exposition et le niveau de maîtrise déjà en place, les deux seuls facteurs que vous ajustez dans le questionnaire.
Vous n'avez donc rien à évaluer vous-même sur ce point précis : le catalogue de risques du questionnaire porte déjà une gravité cohérente pour chaque danger, établie à partir des ressources publiques de prévention de l'INRS et de l'Assurance Maladie.
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